Saint-Symphorien

Symphorien était le fils du noble Faust, et d’Augusta, (en latin Faustus et Angusta) qui sont tous les deux vénérés comme saints. Cette famille faisait partie des tout premiers chrétiens dans une ville d’Autun encore païenne. On y adorait Apollon, Diane et Cybèle. Symphorien fut martyrisé probablement sous Marc-Aurèle, autour de l’an 180 (les premiers martyrs de Lyon ont péri en 177).

Symphorien se moque d’un cortège promenant une statue de Cybèle. Il est battu, arrêté et incarcéré, interrogé par Héraclius. Après le délai légal, considérablement affaibli, il est conduit au juge, condamné à mort, amené hors les murs et décapité. Des religieux1 enlevent le corps du martyr et le déposent, non loin de là, auprès d’une fontaine, au polyandre de la via strata. Vers 450, Saint Euphrône d’Autun, fait ériger l’Abbaye de Saint-Symphorien d’Autun sur le lieu du martyre du saint homme, dont il fut le premier abbé. Elle est desservie par un monastère qui connait sa période de gloire et contribue à l’extension du culte du saint. Aujourd’hui, ses reliques sont placées dans une chapelle de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, fermée au visiteurs, y côtoyant celles de saint Lazare d’Aix, et attendent d’êtres à nouveau exposées en sécurité aux fidèles. À l’époque mérovingienne, Symphorien est considéré comme un saint national, à l’instar de saint Denis de Paris et de saint Privat de Mende qui est fêté la veille de la Saint-Symphorien, le 21 août. Son sépulcre, nous dit Grégoire de Tours, qui l’a vu:  » Est presque troué par les malades qui s’y font porter, afin d’enlever un peu de pussière de son tombeau dont ils se servent comme d’un rémède efficace à tous leurs maux« . De la même façon que le sont les autres sépultures des nombreux saints infumés le long de cette voie. (source : wikipedia)

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